1974.08.11 – journal du 11 août


ce peut-il qu’un jour … ?

aimer Coo sans l’aimer, libérer cet amour de ce qu’il a d’aimant, de brimant, d’imposant, de pesant …

caractère infiniment subtil de Coo allant venant librement, vivante, déliée, intacte, avec le spontané pour nature, dont on ne peut s’emparer et sur laquelle nul ne semble pouvoir agir …

l’entreprendre serait la perdre, mais je peux en revanche la comprendre jusque dans ses fragilités souterraines, son besoin d’être quinteuse, ses aspérités de détail et ses petits arrangements, opérer à l’aise auprès d’elle en me conformant à ses caprices, me retenir sur le bord du bord sans jamais déborder, la laisser être là à m’affoler, caressante et incitante, sans même qu’elle s’en rende compte !

journal du dimanche 11 août 1974