1984.02.02 – journal du 2 février

pas facile de se dire adieu !

de nouveau chez la belle Ponko Kanno à Nishiwaki pour finir deux portraits  dont un portrait en débardeur blanc …

je réalise mon désir de la peindre, me laissant aller de partout vers la belle dans un élan joyeux de perdition, je l’étire, je la masse, je la serre, je la travaille en faisant tourner la boule des couleurs …

le pinceau y engage mes muscles, ma chair, mes os, mon souffle, il s’incorpore le corps de la déesse, ses seins d’une pureté parfaite, ses bras superbes, ses jambes exquises, sa chevelure noire très épaisse !

journal du jeudi 2 février 1984