1990.04.06 – journal du 6 avril

d’accord, mais le capuchon…?

dernier portrait d’Awa brossé au Japon, juste après notre mariage à Osaka, (deux mois avant notre retour en Belgique)

il me serait difficile de trouver une compagne dont les préoccupations pourraient être plus en symbiose avec les miennes (cf le journal du 22 juillet 1975)

c’est sans aucun doute grâce à elle qu’il m’est encore possible de peindre aujourd’hui, malgré tout, comme c’est sur sa beauté que je n’ai jamais cessé de miser depuis 15 ans, une beauté dont les pouvoirs d’éblouissement recomposent chaque matin le monde à la lumière inédite de son esprit libre et piquant, avec une façon d’être au monde aussi nette que la rayure du diamant sur une vitre et un refus sauvage de tout ce qui amoindrit et enferme, une façon aussi de jouir de son corps en faisant tout vibrer autour d’elle et de revendiquer, dans le même élan et la même cohérence passionnelle, singularité, vérité et jouissance comme seule issue à vraiment exister