1983.08.27 – journal du 27 août

j’ai laissé un mot pour toi

in occulto, comme d’habitude, Otomè est revenue à Takasago ce soir poser pour un nouveau tableau

à demi nue dans une couverture brune
elle s’est recroquevillée en silence contre le mur, elle est comme ça, grande écorchée vive dévastée de remords, fermée à la parole, qui s’en tient au minimum

impossible ce soir de la toucher, de perdre mon foutre en elle, il y a là quelque chose d’affreux, un secret ? mais quoi ? une odeur suffocante, une odeur de sang qui attire la mouche sur la peau rubescente autour de sa vulve 

ses beaux cheveux noirs, les seins un peu tombants, mais réellement généreux pour une jeune Japonaise, l’aréole en est large et gonflée: même endormie, même à demi-nue dans sa couverture mouillée, ma jolie reste infiniment désirable et provocante

journal du vendredi 26 août 1983