1974.08.11 – journal du 11 août

ce peut-il qu’un jour… ?

 

aimer Coo sans l’aimer
libérer cet amour de ce qu’il a d’aimant de brimant, d’imposant, de pesant

caractère infiniment subtil de Coo allant venant librement
vivante, déliée, intacte
avec le spontané pour nature dont on ne peut s’emparer et sur laquelle nul ne semble pouvoir agir

l’entreprendre serait la perdre
mais je peux en revanche la comprendre jusque dans ses fragilités souterraines son besoin d’être quinteuse
ses aspérités de détail et ses petits arrangements

opérer à l’aise auprès d’elle en me conformant à ses caprices,

me retenir sur le bord du bord sans jamais déborder, la laisser être là à m’affoler, caressante et incitante, sans même qu’elle s’en rende compte

journal du dimanche 11 août 1974