2018.08.07 – journal du 7 août

ô douceurs de la chair noire ! 

ô douceurs de la chair noire ! ô beautés affolantes de l’Afrique !

grâce sans prix, hors de toute race, de tout monde, de tout sexe, de toute descendance !

ce que le temps ni la science n’ont pas à reconnaitre ! ce qu’on ne vendra jamais !

entendez-vous son souffle, son chant, son rire ?

en sentez-vous la force et la beauté ?

pas forcément la beauté parfaite du corps ou des traits de son visage, mais ce petit rien, ce petit je ne sais quoi qui émane d’elle…

peut-être juste un détail ou un geste, un trait physique correspondant à nos phantasmes profonds, un regard franc, un air de s’assumer totalement, voire un brin de timidité charmante, mais qui cherche à se dépasser…

non, ce n’est pas par hasard qu’elle est nue

comme c’est beaucoup trop tôt pour l’habiller 

soyez patients avec ce qui n’a pas encore de nom ! 

ne quittez pas la plage avant la fin ! 

son temps est autre que le nôtre 

elle sera encore là dans mille ans

journal du mardi 7 août 2018