Introduction du catalogue MOLINE rétrospective 1973-2017

Born in 1948 in Belgium, Daniel Moline is a Belgian writer and portraitist living and working in the countryside near Spa. He graduated as an philosopher from FUNDP in Namur and lived as an artist 16 years in Japon (until 1990). His work has been regularly exhibited in solo and group exhibitions in Belgium and Japon. Staying receptive to the history and the cultural interaction between Europe and Japon is one of his main concern. Moline’s creative process starts with sketches and drawing from lite on the canvas. He points mostly portraits (mainly women), spending a great deal of time with each subject, a rapport with his model being necessary to work. He tried several mediums but somehow always returns to amber as he finds it the ideal and enigmatic partner adapted to his needs of expression. This light oily substance of rare purity and beautiful

transparency takes some days to dry out, but brightens tonnes and offers remarkable elasticit y. Several thin loyers of extra-fine point will sustain for ever the ardour an bloom of color fields with strong visual impact . A patient process for a unique result !
(Robert Scherelle, in Let art tell your story, 1999)

Peintre de figures, de portraits et de grandes compositions dans un style fortement graphique. Formation à Namur en Belgique avec Luc Perot, puis au Japon où il étudie la décoration et devient l’élève du Maître Ryû Oda . Il pratique ensuite la calligraphie avec le moine zen Tainin Yukimura dans un temple à Shobara. Lauréat en 1984 du concours du Kansaï à Kyoto, il participe à plusieurs expositions à Tokyo, Kyoto et Kobe, où il séjournera seize ans (1973-1990). Conjuguant les approches orientales et occidentales, sa démarche picturale s’inscrit alors en de larges compositions volcaniques où trônent d’épais personnages au graphisme vigoureux et dont l’énergie vitale fait ressortir une violence expressive . L’œuvre porte aussi les traces d’une calligraphie pratiquée chez les moines bouddhistes, qui se mêlent aux formes nues dans un foisonnement de taches de couleur, de courbes douces et d’entrelacements surprenant s. On y retrouve aussi des traits communs avec l’œuvre du peintre japonais Shôhaku. Les sujets, liés au corps, souvent nus, évoquent accouchements, accouplements ou corps doubles, et allient, dans un mélange de tout et de néant, tendresse et cruauté. Comme si la violence de ces figures s’accompagnait toujours d’une bienveillance retenue envers la vie. A son retour en Belgique en 1990, Moline s’installe à Spa et expose quelquefois à Bruxelles et Linéart . Il s’est lancé depuis dans des compositions abstraites à l’encre noire sur fonds blancs, des « Gutta », ensembles de taches et traces diverses à partir desquelles l’observateur construira le sens qui lui plaît. Il travaille depuis 2010 de grands portraits à l’ambre sur fonds noirs, souvenirs angoissés du Japon ou sombres beautés rencontrées après son retour en Belgique . (Emmanuelle Dubuisson, Le Dictionnaire des peintres belges du XIVe siècle à nos jours, La Renaissance du Livre, p.750)